La Folie des Marcheurs Endormis
Plafond bas, sol haut. On dirait que les piétons rapetissent. La distortion des mots m'arrache le coeur.
Passants de la maladresse, tu me stress. Si ça continu je vais faire un BurnOut.
ATTENTION, DANGER !
J'ai les fusibles en chamaille. Désolé pour le bordel, je vais tout ranger après. Laissez mes veines se vider de leurs crasse, car sinon elles vont bouchées. Pauvre de elles, épargnez-leur ce mauvais châtiment! Ce mini-plaisir de passage m'arrache, parce que mes yeux qui sont épuisés de vous voir.
Je ronge mes ongles dans la noirceur en espérant qu'il n'en reste plus pour ma mère. Je la pointe du doigt pour lui confirmer ma communication. Elle ne m'entend pas. Y a un refrain qui naît en moi et ça me fait rire. Cire tes bottes et va faire ta parade dans la rue Ô toi, soldat émotif. Tu as fais toutes les guerres de la vie et ça se voit. Félicitation à toi, je t'admire fortement. Mes salutations les plus sincères.
Mes amis s'enivrent de boissons et ça me rend malade, mal-formation de leur matière grise. C'est comme une fusillade de carottes mal-cuites. Ça passe par le mauvais trou pis BANG! Crakpout, Feni. Bye Bye la vie, bonjour la mort.
Ce soir j'ai le goût de rester seule à pleurer ma peine et à fatiguer sur la société.
Fuck les marcheurs endormis.
La haine ne se chante pas, elle s'écrit.
Audrey S.G.